DIA | Les ambassadeurs des pays du G8 accrédités en Algérie sont de plus en plus arabophones (Vidéo)
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Les ambassadeurs des pays du G8 accrédités en Algérie sont de plus en plus arabophones (Vidéo)

DIA-13 Août 2020: La nomination d’un diplomate français François Gouyette qui s’exprime en arabe est une première en Algérie, mais le phénomène n’est pas nouveau, puisque de plus en plus de diplomates de pays importants accrédités en Algérie sont également de très bons arabophones. La maîtrise de l’arabe est un excellent outil de communication avec les autorités algériennes dont la langue officielle est l’arabe. 

Parmi les diplomates qui maîtrisent parfaitement la langue arabe, l’ambassadeur de Grande Bretagne Barry Lowen, mais également les ambassadeurs de Chine, Li Lianhe et de la fédération de Russie Igor Beliaev. Généralement les ambassadeurs des pays du G8, qui sont envoyés en Algérie sont de parfaits francophones, mais depuis quelques années, ce sont des diplomates arabophones qui sont accrédités à Alger. Cette nouveauté n’est pas une spécificité  algérienne. Les diplomates occidentaux nouvellement diplômés sont automatiquement formés pour parler la langue arabe, en plus de l’anglais, considéré comme la langue internationale la plus utilisée dans le monde de la diplomatie. Les nouvelles orientations géopolitiques liées à la crise au Proche Orient et notamment dans la lutte contre le terrorisme, ont obligé certains diplomates occidentaux notamment à maîtriser la langue d’El Moutanabi.  Le seul hic dans le paysage diplomatique algérien, c’est la nomination d’un diplomate américain qui ne maîtrise ni le français, ni l’arabe John Desrocher, qui n’a pas pu prolonger son mandat. Généralement, l’Ambassade US avait des diplomates francophones. Seul, Robert Ford, l’ex ambassadeur des Etats Unis à Alger entre 2006 et 2011 et actuellement chef de mission diplomatique américaine en Syrie, s’exprimait en arabe. Une aisance linguistique qui favorise une bonne relation avec la presse et même avec les responsables algériens. Aujourd’hui le monde médiatique satellitaire notamment avec les chaînes comme Al Jazeera et Al Arabiya favorise le passage des diplomates occidentaux à l’écran, notamment les ambassadeurs américains et russes. Enfin à noter que la Turquie a choisi pour une fois l’envoi d’une diplomate qui maîtrise le français. C’est le cas de Mahinur Özdemir Göktaş, qui possède la double nationalité turco-Belge, maîtrise parfaitement le français, l’anglais, le néerlandais et l’italien, mais pas l’arabe. Mais ce n’est pas un handicap, car le français comme l’arabe passe partout en Algérie, aussi bien avec les médias qu’avec les hauts responsables. D’ailleurs cette aisance de la diplomate turque a été saluée par plusieurs ministres et même par le président Tebboune qui l’a récemment reçue. Mais les projecteurs vont être dirigés vers le nouvel Ambassadeur de France à Alger, François Gouyette, qui maîtrise l’arabe et surtout qui parle  la dardja, un langage qu’il a appris lors de ses nombreux séjours en Algérie durant sa jeunesse.

Salim Bey   

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