Liste de l’EN pour le mondial : Les choix de Petkovic contestés
DIA-29 mai 2026: Avant même son officialisation complète, la liste élargie de Vladimir Petkovic pour la Coupe du monde 2026 provoque déjà une vague de débats en Algérie. Entre absences remarquées, retours inattendus et méthode de communication inhabituelle, le sélectionneur des Verts se retrouve au cœur des critiques à quelques jours du grand rendez-vous mondial.
Depuis plusieurs jours, les informations filtrent au compte-gouttes autour du stage de préparation organisé à Sidi Moussa. Des joueurs ont été aperçus au centre technique national avant même l’annonce officielle de la liste finale, une stratégie qui a surpris observateurs et journalistes. Selon plusieurs médias, Petkovic aurait préféré convoquer les joueurs discrètement afin d’évaluer leur état physique avant de trancher définitivement.
Cette approche n’a pas empêché les polémiques. Les premières indiscrétions évoquent plusieurs absences de poids, dont celles d’Ismaël Bennacer, Baghdad Bounedjah ou encore Adem Zorgane. Le cas de Bennacer concentre particulièrement les critiques. Beaucoup estiment que le milieu de terrain reste indispensable par son expérience et sa capacité à stabiliser l’entrejeu algérien. D’autres considèrent cependant que Petkovic cherche à tourner la page et à construire un groupe plus compétitif physiquement après une saison éprouvante. Le sélectionneur semble en effet privilégier la fraîcheur athlétique et l’état de forme immédiat plutôt que le statut historique des joueurs. Un message clair envoyé à l’ensemble du groupe : aucun nom n’est intouchable. Cette logique avait déjà provoqué des réactions lors de précédentes listes, notamment avec la mise à l’écart de Youcef Belaïli malgré ses bonnes performances en club.
On lui reproche également la mise à l’écart de Ilan Kebbal, le virtuose du Paris FC malgré une bonne saison. Un influenceur franco-algérien s’est notamment attaqué à Petkovic et même à Mahrez qui aurait influencé le choix du sélectionneur sur certains joueurs.
Autre sujet de discussion : la présence possible de nouveaux profils et de jeunes joueurs encore peu expérimentés au très haut niveau. Petkovic veut injecter du sang neuf dans une sélection qui a parfois semblé en manque de rythme et d’intensité lors des dernières compétitions. Certains supporters saluent ce courage, tandis que d’autres redoutent un manque d’expérience dans une compétition aussi exigeante qu’une Coupe du monde.
La gestion du poste de gardien alimente également les interrogations. Le technicien bosnien entretient volontairement le suspense autour de sa hiérarchie. Il a récemment affirmé que le futur titulaire serait « l’un des quatre gardiens sélectionnés », sans donner davantage d’indications. Une déclaration qui confirme l’incertitude actuelle dans ce secteur clé.
Sur les réseaux sociaux, les supporters se divisent déjà entre défenseurs et opposants du sélectionneur. Certains reprochent un manque de transparence dans la communication de la Fédération algérienne de football. D’autres rappellent que Petkovic dispose encore de temps pour ajuster son groupe avant le début du tournoi et que les décisions finales dépendront largement de la condition physique des joueurs convoqués.
Malgré la controverse, une partie du public reconnaît toutefois que l’ancien sélectionneur de la Suisse tente d’imposer une nouvelle culture de concurrence au sein des Fennecs. Depuis son arrivée, Petkovic insiste régulièrement sur la discipline tactique, l’engagement collectif et l’équilibre du groupe. Son objectif est clair : éviter les erreurs du passé et construire une équipe capable de rivaliser avec les grandes nations lors du Mondial 2026.
Mais la presse algérienne connue pour son agressivité, attend avec impatience le coach national Vladimir Petkovic lors de la conférence de presse qui donnera dimanche à 15h00, à la salle de conférence du stade Nelson-Mandela de Baraki, au cours de laquelle il annoncera la liste des joueurs retenus pour le rendez-vous mondial.
Reste désormais à savoir si ces choix audacieux porteront leurs fruits. Car en Algérie, le Mondial ne laisse aucune place à l’approximation. Chaque absence devient un débat national, chaque convocation une affaire d’État footballistique. Et avant même le premier match, Vladimir Petkovic sait déjà qu’il jouera une partie importante de sa crédibilité devant l’opinion publique algérienne.
Amir Hani