DIA | Les petits métiers de l’Aïd El Adha
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Les petits métiers de l’Aïd El Adha

DIA-11 septembre 2016: L’Aïd est un grand moment dans la vie de tout un chacun. Cette fête donne lieu à des préparatifs impliquant presque toute la famille. Une semaine avant ce grand jour, le père de famille se rend sur les sites où sont parqués les moutons et fait son choix en fonction de sa bourse et du nombre de personnes composant sa famille.

La mère, elle, n’est pas restée inactive. Aidée par sa fille aînée ou sa belle-fille, elle fait le grand ménage : dépoussiérage, lavage et repassage des rideaux, des tentures et des housses et coussins des canapés, lustrage ds objets en cuivre (plateau, théière, cafetière…), dépoussiérage des lustres et nettoyage des vitres.

La femme prépare aussi les gâteaux pour recevoir dignement les parents qui viendront rendre visite à la famille et présenter les vœux. Il y a aussi les achats liés à cet événement à faire. Ces achats, faits par le mari ou la femme, concernent aussi bien les ingrédients pour préparer le repas et les gâteaux du jour de l’Aïd et du lendemain que le matériel servant à l’immolation du mouton.

Au marché ou dans les droguerie, il a un afflux de personnes venues acheter qui une feuille, outil très tranchant d’un manche et d’une lame en acier utilisé pour couper et fendre certains os (fente d’agneaux, côtes de toutes sortes, etc), une scie, instrument constituée d’une poignée et d’un bâti métallique en acier et d’une lame à dents très fines servant à sectionner les os, un trancheur servant à découper la viande qui entoure l’os  et bien sûr des couteaux de différentes dimensions, formes et pour divers usages de boucherie.

Il y a l’embarras du choix, tous les outils et les instruments sont disponibles et chacun choisit ce qu’il veut en fonction de sa bourse. Ces outils et instruments sont disponibles dans les quincailleries, les magasins d’articles ménagers mais vendus aussi au niveau des grandes surfaces.

Les petites bourses préfèrent quant à elles s’approvisionner auprès des jeunes, qui le temps de l’Aïd, se sont convertis en vendeurs de rôtissoires (de toutes les formes et dimensions), paquets de charbon, pompes (pour gonfler le mouton une fois sacrifié), morceaux de tronc d’arbre utilisés comme plaque sur laquelle on découpe la tête de mouton et la viande, tiges servant pour les brochette, cordes etc.

 « L’Aïd est l’occasion pour moi de gagner un peu d’argent et ce que j’aime surtout c’est le contact avec la clientèle sans oublier cette ambiance de fête », a indiqué un jeune technicien en informatique à la recherche d’un emploi.

Un autre petit boulot qui réapparaît juste le temps de l’Aïd, c’est celui d’affûteur- remouleur. Installés devant leurs machines fonctionnant à l’électricité ou au gas-oil, équipées d’une meule faite spécialement pour aiguiser les couteaux de cuisine ou de boucher, les jeunes sont débordés de travail. Vieux jeunes et moins jeunes, hommes, femmes attendent leur tour pour aiguiser qui une feuille, qui une hache, qui des couteaux, instruments indispensables pour la découpe du mouton. Les prix d’affûtage sont très bas. « Cela va de 20 à 70 DA la pièce à aiguiser et on fait un rabais quand il y a plusieurs instruments », a affirmé un jeune homme qui a-t-il précisé travaille surtout avec ses voisins.

Pour égorger le mouton le jour de l’Aïd, les gens se font aider par des voisins ou des amis, parfois on réunit plusieurs moutons et l’opération immolation se fait dans une ambiance conviviale, les voisins s’aidant les uns les autres. Parfois, il est fait appel à un boucher professionnel qui facture l’opération à 2000 DA et quelquefois à des jeunes, souvent des chômeurs qui viennent gagner un peu d’argent.

Pour la découpe du mouton, les familles préfèrent porter le mouton égorgé à la boucherie car le boucher dispose non seulement d’outils divers mais aussi et c’est là son savoir-faire de techniques bien précises de découpage, épluchage, désossage et ficelage. Le prix de découpe est de 1500 DA, le boucher, aidé souvent par deux ou trois de ses employés, découpe la viande, sépare les différentes parties et les enveloppe et tout ceci avec art.

« Moi, je préfère faire ce travail par un professionnel car un accident est vite arrivé. Il ne faut pas qu’il arrive un malheureux accident ce jour-là car c’est un jour de fête », a indiqué une sexagénaire rencontré au niveau d’une grande surface.

Djamel BOUDAA

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