Pourquoi l'ANIRA ne sanctionne pas les émissions sportives qui frôlent la diffamation ? - DIA
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Pourquoi l’ANIRA ne sanctionne pas les émissions sportives qui frôlent la diffamation ?

DIA-20 juin 2026: L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (Anira) a réagit aux différentes attaques contre certains cadres des verts jugés graves à la suite du match de Coupe du monde 2026 entre l’Algérie et l’Argentine. Le régulateur a indiqué ce samedi dans un communiqué avoir constaté que « certaines interventions et certains commentaires » sur les chaînes TV algériennes après Algérie – Argentine (0-3) se « sont écartés de l’analyse sportive objective pour se transformer en attaques personnelles et en accusations de trahison et de diffamation ».

« Cela est contraire à la déontologie du journalisme sportif », a tranché l’Anira en soulignant que le traitement de ces questions doit se faire dans un « cadre équilibré et professionnel », fondé sur une « analyse rigoureuse » et le « respect des personnes et des institutions, en évitant toute rhétorique émotionnelle ou accusation infondée. »

Pour le gendarme de l’audiovisuel algérien, les médias sportifs ont un rôle « crucial à jouer » dans la promotion des valeurs du fair-play et le soutien aux équipes nationales, et ce au lieu de contribuer à un « climat de tension, de doute ou de frustration. »

Notamment, a-t-il ajouté, lors des périodes où un soutien moral et des encouragements positifs sont « nécessaires », afin de permettre aux athlètes de continuer à concourir dans les meilleures conditions psychologiques et mentales possibles.

L’Anira a lancé un appel à toutes les chaînes TV pour « respecter les règles de professionnalisme et de responsabilité, ainsi que la réglementation en vigueur. » Sans prendre de mesures contre les médias coupables de dépassements, le régulateur met en garde qu’il « prendra les mesures juridiques et réglementaires appropriées en cas de violations répétées ».

Pourquoi l’Anira n’a pas jugé utile de cibler ou sanctionner directement les chaînes qui ont dépassé les lignes rouges? Selon certaines sources, le patron de l’autorité Amar Bendjedda, qui est toujours président par intérim depuis le 26 février 2024, n’a pas souhaité entrer en conflit ou sanctionner les chaînes en question. Il a opté pour la mise en garde que pour la sanction. La raison est clair, l’EN a besoin du soutien des médias algériens pour la poursuite de la compétition.  Durant deux jours qui ont suivi la défaite contre l’Argentine, la majorité des chaînes algériennes et même la télévision publique ont sévèrement critiqué les choix du sélectionneur Petkovic et la qualité du jeu de certains cadres des verts. L’Anira est intervenu pour faire cesser les attaques contre l’EN mais certaines chaînes privés ont poursuivis leur campagne contre Petkovic et notamment contre Luca Zidane.

Depuis hier et la mise en garde de l’ANIRA, les chaînes privées ont stoppé leur attaques en attendant le résultat contre la Jordanie.

Amir Hani 

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