DIA | Décès de Jean Paul Belmondo, la star du cinéma français qui refusa la guerre d’Algérie
64618
post-template-default,single,single-post,postid-64618,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Décès de Jean Paul Belmondo, la star du cinéma français qui refusa la guerre d’Algérie

DIA-07 septembre 2021: Inoubliable dans « A bout de souffle », « L’As des as », « Un singe en hiver », acteur parmi les plus populaires, « Bébel » a commencé avec Godard et la Nouvelle Vague avant de prendre le virage de la comédie et du film d’action. Avec plus de 80 films en soixante ans de carrière, il est mort lundi à Paris, à l’âge de 88 ans. 

Grande gueule et séducteur, héros à l’apparence de M. Tout-le-monde capable de réconcilier comédie et film d’action, seul véritable héritier de Jean Gabin (celui du Quai des brumes comme celui du Pacha), il aura durant près de soixante ans offert au cinéma français de genre un corps, une trogne et une voix – une présence sans équivalent. Jean-Paul Belmondo est mort à 88 ans à son domicile à Paris, a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse par leur avocat, Michel Godest. 

Né à Neuilly-sur-Seine le 9 avril 1933, il était le fils d’une artiste peintre et du sculpteur Paul Belmondo, né à Alger dont toute sa vie il défendra passionnément l’œuvre. Elève turbulent, adolescent plus amateur de sport (la boxe, qu’il pratiquera longtemps, et le football) que d’études, il est attiré par la scène, joue en amateur dès 1950, prépare chez Raymond Girard l’entrée au Conservatoire, où il est admis en octobre 1952. Formé par Pierre Dux, il en sort cinq ans plus tard, peu apprécié du jury mais adoré par des camarades qui ont pour nom Jean-Pierre Marielle, Claude Rich, Jean Rochefort, Bruno Cremer, Françoise Fabian ou Pierre Vernier. Il débute par des seconds rôles alimentaires au cinéma, ne vise en réalité que le théâtre, où il connaît un premier succès dans Oscar, aux côtés de Pierre Mondy, en 1958. 

Son talent est aussi repéré par un jeune critique des Cahiers du cinéma, Jean-Luc Godard, qui prépare son passage à la mise en scène en tournant des courts-métrages, Belmondo est l’acteur principal de Charlotte et son jules. Mais le jeune acteur doit interrompre sa participation à Oscar, ne peut non plus postsynchroniser son rôle dans le court-métrage de Godard, qui s’en charge lui-même : à l’écran, Belmondo parle avec l’accent vaudois, ce qui lui vaudra d’être refusé par Jacques Becker pour Le Trou, parce qu’il n’aimait pas « sa » voix.

En 2001, Belmondo est victime d’un grave accident vasculaire cérébral qui le tiendra éloigné des plateaux plusieurs années. Les temps avaient changé, irrémédiablement. Il reste qu’au cinéma, « Bébel » a été une véritable puissance, économiquement, sociologiquement, il aura à l’évidence marqué une époque du cinéma français.
Jean-Paul Belmondo en quelques dates: 

9 avril 1933 Naissance à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)

1951 Entre au Conservatoire

1959 A double tour, de Claude Chabrol

1960 A bout de souffle, de Jean-Luc Godard

1962 Un singe en hiver, d’Henri Verneuil

1963 Le Doulos, de Jean-Pierre Melville,

1964 L’Homme de Rio, de Philippe de Broca

1965 Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard

1973 Le Magnifique, de Philippe de Broca

1982 L’As des as, de Gérard Oury

1995 Les Misérables, de Claude Lelouch

2011 D’un film à l’autre, de Claude Lelouch

2016 Lion d’or remis à Venise pour l’ensemble de sa carrière

6 septembre 2021 Mort à l’âge de 88 ans

Envoyer un commentaire

0Shares