DIA | Décés du maître du malouf El Hadj Mohamed Tahar Fergani
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Décés du maître du malouf El Hadj Mohamed Tahar Fergani

DIA-07 décembre 2016: Aprés Amar Ezzahi, une autre grande figure de la musique algérienne nous a quitté ce soir: El Hadj Mohamed Tahar Fergani, le grand maître du Malouf constantinois. Evacué à la mi-novembre en France, il est décédé ce soir à l’hôpital Corentin-Celton, situé à Issy-les-Moulineaux en région parisienne.

Mohamed Tahar Fergani,  né Reganni, le 9 mai 1928 à Constantine, est né dans une famille de musiciens. Son père, Cheikh Hamou Fergani (1884–1972) était un chanteur et compositeur algérien réputé de Hawzi, un style populaire en provenance de Tlemcen. Il est d’abord formé à la flûte (de roseau, appelée fhel ou djouwak) lorsqu’il a six ans et ensuite tous les instruments andalous5 et par son frère Abdelkrim au métier de la broderie. Mohamed Tahar Fergani débute dans le genre oriental, du genre charqi en provenance d’Égypte dans un ensemble Toulou’ el Fadjr (l’aurore).

Puis il change par la suite de style musical pour se rapprocher du Malouf, propre à Constantine et sous l’instigation de son maître Cheîkh Hassouna, mais également de Cheîkh Baba Abid et que son père lui avait déjà enseigné les bases.

Maître de Malouf,  qui est le répertoire de la musique arabe-andalouse de l’école de Constantine, Mohamed Tahar Fergani est l’un des rares chanteurs à interpréter des compositions sur quatre octaves.

Ce qui caractérise Mohamed Tahar Fergani, c’est sa voix exceptionnele et son coup d’archet. En plus du Malouf, il interprète le Mahjouz (genre populaire constantinois qui dérive du Malouf), Zjoul (genre musical constantinois, aussi ancien que le Malouf) et le Hawzi (genre populaire qui dérive du Gharnati de Tlemcen.

Toute la famille Fergani est initiée au Malouf. Sa sœur Z’hor Fergani (1915–1982) était aussi chanteuse et son fils ainé Salim Fergani et aussi son petit-fils Mouhamed Adlen Fergani qui chante du Malouf aussi est considéré comme la quatrième génération dans la musique après son oncle Salim, son grand-père Mouhamed Tahar Fergani et son arrière grand-père Hamou Fergani.

Mohamed Tahar Fergani a des centaines d’enregistrements à son actif et a reçu plusieurs prix internationaux. Il a créé son orchestre et son école à Constantine.  Le 18 mai 2008, il a fêté son 80e anniversaire à l’Unesco à Paris. Une de ses chansons parmi les plus connues en Algérie est Ed Dhalma (l’injuste) du poète Henni Benguennoune. (wikipedia)

La rédaction de DIA présente ses profondes condoléances à sa famille.

« A Dieu nous appartenons à Lui nous retournons »

118 Comments

  • mouloud
    8 décembre 2016 12:34

    On ne t’oubliera point, c’est tout.
    De la Batha des ouled sid echikh à Constantine.

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