DIA | Désignation de nouveaux envoyés spéciaux : l’Algérie relance sa diplomatie après une période de léthargie
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Désignation de nouveaux envoyés spéciaux : l’Algérie relance sa diplomatie après une période de léthargie

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DIA-05 septembre 2021: La diplomatie algérienne a connu une certaine léthargie depuis plus de cinq ans, notamment après 2019, soit après le départ de Ramtane Lamamra. Il faut reconnaître que la diplomatie algérienne a perdu beaucoup de terrain, alors qu’elle était avant-gardiste, surtout au niveau africain. Il faut aussi reconnaître que les désignations dans des postes diplomatiques durant les cinq dernières années, n’obéissait pas aux critères de compétence.

A titre d’exemple, on peut citer le départ pour ne pas dire le limogeage de Amar Bellani du poste d’ambassadeur en Belgique et représentant de l’Algérie à l’Union européenne, dont le siège se trouve à Bruxelles.

Belani maîtrisait parfaitement le dossier du Sahara occidental et avait mené la vie dure au Maroc dont la diplomatie ne pouvait pas rivaliser devant l’action du chevronné diplomate Belani.

Et c’est à juste titre que ce dernier a été rappelé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a décidé de la création de sept postes d’envoyés spéciaux, sous l’autorité directe du ministre des Affaires étrangères, chargés de conduire l’action internationale de l’Algérie sur sept axes d’efforts essentiels reflétant ses intérêts et ses priorités.

Ainsi,  Amar Belani sera chargé de la question du Sahara Occidental et des pays du Maghreb. Il retrouve en quelque sorte sa vocation.

Les autres diplomates désignés par le Président Tebbounce, sont  Ahmed Benyamina, chargé des questions de sécurité internationale, Boudjemaa Delmi, chargé de questions africaines, en particulier de la géostratégie de l’espace sahélo-saharien et de la présidence du Comité de suivi de l’application de l’Accord d’Alger sur la paix et la réconciliation au Mali.

Il s’agit également de Taos Haddadi-Djellouli, chargée de la communauté nationale établie à l’étranger, Abdelkrim Harchaoui,  chargé de la diplomatie économique, Noureddine Aouam, chargé des pays arabes, et Leila Zerrougui, chargée des grands partenariats internationaux.

Ces cadres supérieurs de la Nation qui sont tous de purs produits de l’Algérie indépendante ont eu des parcours marqués du double sceau du patriotisme et du professionnalisme.

Amar Belani a occupé plusieurs postes d’ambassadeur dont le plus récent auprès du royaume de Belgique et auprès de l’Union européenne et de l’OTAN, il a été également porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ahmed Benyamina a aussi occupé le poste d’ambassadeur, successivement au Pakistan, en Grande-Bretagne, en Grèce et au Royaume du Maroc.

Boudjemaa Delmi a exercé dans d’importantes capitales de la diplomatie multilatérale, notamment à Addis Abeba, Genève, ainsi qu’à Tokyo.

Fille d’émigré, Taos Haddadi-Djellouli, a été la cheffe de cabinet du secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale établie à l’étranger et a longtemps travaillé sur le dossier des relations algéro-françaises avant d’exercer en qualité d’Ambassadrice d’Algérie en Roumanie.

Abdelkrim Harchaoui a exercé notamment les fonctions de ministre des Finances et de ministre du Commerce, cadre de grande compétence, sous le gouvernement Ouyahia et ancien cadre du RND. Il est un parfait connaisseur des institutions économiques, financières et commerciales internationales.

Ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Noureddine Aouam est actuellement ambassadeur en Allemagne. Il a été Ambassadeur à Addis Abeba auprès de l’Union Africaine.

Leila Zerrougui, a quant elle, accompli une longue carrière de fonctionnaire internationale qui a culminé avec sa nomination au poste de secrétaire générale adjointe des Nations Unies et cheffe de la mission de stabilisation de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Il s’agit, en l’occurrence, de cadres qui ont engrangé une vaste expérience qui devrait leur permettre d’accompagner utilement et collectivement le ministre des Affaires étrangères.

Ils l’accompagneront notamment en matière d’analyse et d’anticipation dans la perspective tracée par le Chef de l’Etat concernant une diplomatie réellement dynamique et proactive, qui puisse être en mesure de disposer de capacités d’initiative sur les grands dossiers régionaux et internationaux et de s’inscrire dans une logique d’influence pour conforter le rôle de l’Algérie en tant que puissance médiane productrice et exportatrice de paix, de stabilité et de sécurité.

Par ces désignations, l’Algérie entend recouvrer sa place au niveau international, sachant aussi que plusieurs ambassades à travers les différentes capitales ne sont pas entreprenantes et n’innovent pas en matière d’actions et lobbying afin de faire connaitre les positions de l’Algérie et les potentialités du pays sur tous les plans. Pis encore, des ambassades disposent d’un personnel pléthorique sans pour autant que cela ne se répercute sur l’image véhiculé sur l’Algérie à l’étranger !

Amir Hani

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