DIA | Le Président Tebboune parle du Hirak authentique béni et de l’Armée
61895
post-template-default,single,single-post,postid-61895,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Le Président Tebboune parle du Hirak authentique béni et de l’Armée

Spread the love

DIA-09 juin 2021: Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a indiqué que “le Hirak authentique béni a sauvé l’Algérie d’une véritable catastrophe, qu i a failli anéantir l’Etat”, soulignant que “les récentes marches n’avaient pas d’organisateurs connus et n’étaient plus unifiées en termes d’idées, de revendications ou de slogans”.

Dans une entrevue accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera, diffusée mardi, le président de la République a souligné que “le Hirak authentique béni a sauvé l’Algérie d’une véritable catastrophe” relevant que “la régression de l’Etat algérien a frôlé la déliquescence”.

Affirmant que “l’Etat était sous la main mise d’une +issaba+ (bande)”, le Président Tebboune a estimé que  “13 millions d’Algériens ont sauvé l’Algérie du 5e mandat et du prolongement du 4e”, en allusion au Hirak du 22 février 2019, ajoutant que “la +issaba+ voulait exploiter la maladie de l’ancien président pour s’accaparer le pouvoir pour cinq autres années et piller encore les fonds de l’Etat, les choses auraient pu se terminer dans la violence”.

“Grâce à la conscience du peuple, convaincu que le changement s’opère de l’intérieur et nullement par le recours à la violence ou le sang, l’Algérie a pu sortir de la zone du danger”, a-t-il relevé.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat a fait savoir que “les récentes marches n’avaient pas d’organisateurs connus et n’étaient plus unifiées en termes d’idées, de revendications ou de slogans” soulignant que “cinquante wilayas algériennes n’enregistrent aucune marche ces derniers temps”.

Rappelant que “l’Algérie a vécu le 1e printemps arabe en Octobre 1988”, le Président Tebboune a assuré que “l’Algérie s’est débarrassée irrémédiablement de l’islam idéologique et que le courant islamiste actif en Algérie est différent des courants islamistes dans d’autres pays”.

“Grâce à son pacifisme, le Hirak authentique est sorti victorieux sous la protection des services de sécurité et de l’armée”, a soutenu le Président Tebboune ajoutant que “la relation entre la Présidence et l’Armée est une relation somme toute naturelle” et que “l’Armée algérienne est une institution constitutionnelle qui sacralise la Constitution de l’Etat”.

Abordant l’ampleur de la corruption qui régnait durant la période précédant le Hirak du 22 février 2019, M. Tebboune a rappelé que “la +Issaba+ (bande) a volé et transféré à l’étranger des centaines de milliards de dollars”.

“L’ampleur de la corruption est si importante que nous continuons à ce jour à découvrir ses ramifications apparentes et occultes” a-t-il précisé soulignant que l’Etat avait investi presque 1000 mds USD depuis le début des années 2000.

Et de rappeler que “le monopole de l’importation était entre les mains d’une cinquantaine de personnes, qui avaient un pouvoir absolu pour décider qui pouvait investir en Algérie”.

“La corruption était généralisée à tous les niveaux et devenue, à un moment donné, une tradition d’Etat”, a-t-il déploré.

Soulignant, dans ce sens, que la justice algérienne “a saisi et récupéré au profit du Trésor public tous les biens connus de la +issaba+”, le Président Tebboune a émis le vœu de voir les pays amis en Europe et à travers le monde aider l’Algérie à la découverte et à la récupération des avoirs détournés.

L’Armée s’est retirée de la politique depuis une quinzaine d’années

Par ailleurs, le président de la République a affirmé que l’Armée nationale populaire (ANP) s’est retirée de la politique depuis une quinzaine d’années et est en état prêt pour toute situation d’urgence dans le cadre des missions constitutionnelles qui lui sont dévolues.

Il a indiqué que l’Algérie œuvrait à renforcer “davantage” son armée, précisant que les dernières manœuvres de l’ANP s’inscrivaient “dans le cadre de sa professionnalisation et de la garantie de l’état prêt de ses troupes pour toute situation d’urgence”.

Soulignant que l’ANP “s’est retirée de la politique depuis une quinzaine d’années”, il a soutenu qu’elle “est une institution constitutionnelle qui sacralise la Constitution de l’Etat”.

“La relation entre la Présidence et l’Armée est une relation somme toute naturelle”, a-t-il ajouté dans ce sens, affirmant que “la stabilité du pays a été préservée grâce à la force de l’ANP”.

Par ailleurs, le président de la République a indiqué que “l’Algérie était depuis longtemps cible de conspirations en raison de sa position contre les complots, mais aussi parce qu’elle porte le flambeau de la Palestine, du Sahara occidental et des peuples opprimés”. “C’est pour cette raison que l’on veut faire taire sa voix, mais cela n’arrivera pas”, a-t-il soutenu.

Relevant à ce propos, que l’Algérie n’avait pas de dettes extérieures, que ses positions étaient indépendantes et que son système social était constitutionnalisé, le Chef de l’Etat a mis en avant les acquis réalisés dans ce sens, à l’instar de la subvention des produits alimentaires, la gratuité de la médecine et de l’enseignement, “ce qui permet une vie décente au citoyen”, a-t-il ajouté.

S’agissant des relations algéro-françaises, le Président Tebboune a évoqué l’existence en France de trois lobbies, “en désaccord entre eux d’ailleurs” expliquant qu’il s’agit du lobby des colons ayant quitté l’Algérie au lendemain de l’indépendance et qui ont transmis leur rancœur à leur descendance, d’un deuxième constituant le prolongement de l’Armée secrète française et d’un troisième formé d’Algériens qui ont choisi de soutenir la France.

Pour ce qui est de l’Editorial du journal “Le Monde” sur l’Algérie, le Président Tebboune a déclaré que l’Algérie dont parle ce journal “n’est pas l’Algérie que nous connaissons”.