DIA | Le président Tebboune s’attaque aux lobbies qui portent atteinte à la stabilité de l’Algérie (Vidéo)     
65262
post-template-default,single,single-post,postid-65262,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive

Le président Tebboune s’attaque aux lobbies qui portent atteinte à la stabilité de l’Algérie (Vidéo)     

DIA-11 octobre 2021: Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, n’a pas mis de gants pour s’attaquer aux lobbies à l’Algérie et surtout au rapprochement entre l’Algérie et la France. Au cours de son entretien accordé à des médias de la presse nationale, il a mis en garde ceux qui “cherchent l’Algérie”, qualifiant de mensonge les chiffres avancés par le ministre français de l’Intérieur,  concernant le nombre de migrants algériens illégaux se trouvant en France.

Le grand mensonge de “Moussa Darmanin”

Le président de la République a qualifié de “grand mensonge” le chiffre de 7.000 migrants irréguliers qui seraient de nationalité algérienne et que Paris veut expulser vers l’Algérie. Des chiffres avancés par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Moussa Darmanin que le président a nommé “Moussa Darmanin”, petit fils d’un ancien tirailleur engagé par l’armée française.

Selon le Président “la France n’a jamais évoqué plus de 94 cas”, dont 21 ont été autorisés à rentrer en Algérie, 16 ont été carrément refoulés et n’entreront jamais en Algérie en raison de leur implication dans le terrorisme” ainsi que des personnes impliquées dans l’extrémisme en France, un ou deux binationaux, alors que d’autres n’ont pas de familles en Algérie”.

Le Président Tebboune a, en outre, fait observer que “ce mensonge a servi de socle à des choses non conventionnelles entre deux pays souverains et des paroles malheureuses ont été dites sur un peuple et un Etat”, relevant que “cela nous rappelle celui qui voulait sortir le karcher pour nettoyer les banlieues”.

A une question sur la réduction du nombre de visas accordés par la France aux Algériens, le Président Tebboune a affirmé que “cela est une affaire de souveraineté pour chaque Etat, mais à condition que les Accords d’Evian et ceux de 1968 soient respectés”.

Le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est conditionné

Le président de la République a affirmé “le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est conditionné par le respect total de l’Etat algérien” soulignant que “l’Histoire ne peut être falsifiée” et que “les relations avec la France relèvent de la responsabilité du peuple et de l’Histoire”.

Il a rappelé dans ce contexte que “la France doit oublier que l’Algérie était une colonie”.

L’Algérie a rappelé la semaine dernière pour consultations, de son ambassadeur à Paris, suite aux propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au Président français, portant atteinte à l’histoire et aux institutions de l’Etat, les qualifiant d”ingérence inadmissible” dans ses affaires intérieures.

Quiconque atteinte à l’Algérie n’ira pas loin

Le Président a souligné que “l’Histoire n’est pas dictée par les convenances, ni par les conjonctures, laissons son écriture aux historiens”, ajoutant que “nous aussi, nous avons beaucoup à redire au sujet de leur pays (la France)”.

Réagissant aux dernières déclarations du président Français, le président de la République a affirmé que celui qui attente à l’Algérie n’ira pas loin”, ajoutant que “la dignité de Algérie est inestimable”, ajoutant que “nous devons fidélité au serment de nos 5.630.000 martyrs dont nous devons exalter la mémoire”.

“Durant 132 ans d’occupation de l’Algérie, la France a commis des crimes à l’encontre du peuple algérien que les paroles ne sauraient occulter”, a rappelé le Président Tebboune, soulignant que l’occupant français avait “exterminé des familles et des tribus entières”.

“L’occupation de l’Algérie a coûté à la France 70 ans de guerre, de résistance et de révoltes dans toutes les régions du pays, car nous étions une Nation”, a-t-il poursuivi.

Le chef de file du MAK “doit être livré” à l’Algérie

Le président de la République a affirmé que le chef de file du Mouvement séparatiste et terroriste “MAK”, Ferhat Meheni, “doit être livré ” à l’Algérie, soulignant détenir des preuves qu’il est terroriste.

“Nous continuons à demander à ce que le chef de file, le terroriste du MAK nous soit livré. C’est un terroriste, il le dit et nous avons des preuves quant à la collecte de fonds (menée par le MAK) pour l’achat d’armes”, a précisé le Président, soulignant que le chef de file du MAK bénéficie de “la bénédiction du pays où il a trouvé des échos médiatiques et autres”.

A une question relative à la coopération de la France en ce qui concerne le mandat d’arrêt de Ferhat Meheni, le Président Tebboune a affirmé avoir exigé de ce pays qu'”il l’applique”, relevant que “pour le moment, il n’y a rien et c’est un silence qui signifie refus”.

Au sujet de l’implication du Maroc dans les feux de forêts ayant ravagé l’été dernier plusieurs wilayas du pays, notamment celle de Tizi-Ouzou, le président de la République a précisé qu'”il est prouvé par l’image et le son que ce pays est partie intégrante de ce qu’a fait le MAK. Ce sont des faits et pas des accusations (sans fondement)”, relevant qu’il s’agit “d’une atteinte à l’unité nationale”.

L’Algérie n’abritera jamais de bases militaires étrangères

Le Président Tebboune a indiqué que “l’Algérie ne permettra à aucun pays, aussi puissant soit-il, d’implanter une base militaire sur le territoire national. Notre terre est sacrée et le devoir de respect à nos martyrs impose de ne tolérer l’implantation d’aucune base militaire en Algérie”.

Interrogé sur la participation de l’Armée nationale populaire (ANP) aux opérations militaires à l’extérieur du pays, M. Tebboune a rappelé la politique et la position de l’Etat sur cette question consistant à “veiller à ne pas s’enliser dans les bourbiers”.

“Nous n’avons pas de légions, mais une armée nationale dont les membres ne seront jamais sacrifiés pour de l’argent, comme le font les mercenaires”, a soutenu le Chef de l’Etat, relevant que “pour toute opération similaire, nous avons besoin de l’aval des membres de notre armée et celui de leurs représentants à l’Assemblée nationale populaire (APN)”.

Pas de recours à l’endettement extérieur

Le Président de la République a également réaffirmé le refus de l’Algérie de recourir à l’endettement extérieur, un choix qui serait un “suicide politique”.

“Le Fonds monétaire international agit comme s’il préparait le terrain à l’endettement. Nous n’opterons jamais pour ce choix, c’est impensable. Nous ne mènerons pas le pays vers un suicide politique”, a-t-il dit.

Le Président Tebboune s’est, en revanche, félicité des rapports de la Banque mondiale qui a salué “la résilience de l’économie algérienne dans un milieu instable”.

Revenant sur les résultats de l’économie nationale en 2021, le Président Tebboune prévoit des exportations hors-hydrocarbures estimées à 4,5 milliards USD, un chiffre jamais atteint “depuis 25 ans”.

L’Etat déterminé à absorber les fonds du marché parallèle

En outre, le président de la République a mis en avant  la détermination de l’Etat à absorber les fonds circulant sur le marché parallèle par le biais de plusieurs moyens et mécanismes, en tête desquels la finance islamique.

Il a expliqué qu’il était possible d’absorber, de mille et une manières, les fonds du marché parallèle, citant entre autres méthodes, “la finance islamique qu’il convient de généraliser, à travers l’ouverture de nouvelles banques”.

Il a mis l’accent, à cet égard, sur l’impératif d’ouvrir un dialogue avec les propriétaires de ces fonds, ce phénomène s’étant enraciné et qui remonte à l’ouverture de l’importation au secteur privé au début des années 90, une démarche, a-t-il dit, qui n’était pas accompagnée de contrôle nécessaire.

Toutefois, le Chef de l’Etat a écarté la possibilité de recourir au changement de la monnaie nationale comme solution pour attirer la masse monétaire circulant sur le marché parallèle”, estimant que cette mesure était susceptible de créer de longues files d’attente et compliquer la vie des simples citoyens.

Les spéculateurs risquent la peine capitale

Sur un autre registre, il a affirmé que “l’acte de spéculation commis par des intrus sans scrupules exploités par des bandits aux fins de semer l’anarchie -des bandits animés par des motifs politiciens-, sera criminalisé et ses auteurs encourront des peines de pas moins de 30 ans de prison, qui pourront aller jusqu’à la perpétuité, voire la peine capitale”.

“Ma décision est prise et j’en ai informé le ministre de la Justice, Garde de sceaux: la prochaine réunion du Conseil des ministres verra la présentation d’une loi incriminant les spéculateurs qui encourront une peine de pas moins de 30 ans de prison, qui pourrait aller jusqu’à la perpétuité, voire la peine capitale”, a soutenu le Président Tebboune.

“Nous frapperons les spéculateurs d’une main de fer et traquerons les lobbies politiciens qui sont derrière cet acte, qui aurait pu mener à une explosion sociale notamment à la lumière de la propagation de la pandémie de COVID-19. Nous serons sans merci avec ceux qui tentent d’entamer la détermination de l’Armée blanche, et dont l’implication est établie. Ceux-là encourent la peine capitale”.

11 millions d’Algériens vaccinés à ce jour

Le président de la République a indiqué que 11 millions d’Algériens avaient été vaccinés à ce jour, écartant tout éventuel recours à la vaccination obligatoire dans le futur.

Il a précisé que le nombre de la population ciblée pour atteindre l’immunité collective vacille entre 25 et 30 millions d’habitants. Concernant la capitale, il a estimé qu”‘avec la vaccination de 2,5 millions d’habitants, on aura atteint l’objectif fixé”, en ce sens que le nombre total des Algérois avoisine les 4,5 millions de citoyens.

Dans le même contexte, le chef de l’Etat a écarté le recours à la vaccination obligatoire qui, selon lui, “n’est pas très utile”, l’important étant d’assimiler la nécessité de la vaccination, “seul garant” pour riposter à la pandémie, indiquant que, lui personnellement, s’est fait vacciner à l’instar de beaucoup de citoyens.

Amir Hani

2 Comments

  • Mellah hocine
    11 octobre 2021 17:29

    Le président Tebboune a tout dit , mais beaucoup reste à faire . Justement c’est cette faisabilité qui fait défaut , Il est plus que jamais temps de mettre à nu les pratiques de dépolitisation et de désarmement moral propagées par les tenants du pouvoir.
    “A chaque fois que cela sera nécessaire il faudra apporter les clarifications indispensables à une véritable construction politique nationale . Le révisionnisme ne consiste pas seulement à nier les luttes populaires d’hier, il consiste également à refuser aux peuples de leur reconnaitre, aujourd’hui, les qualités de maturité, d’unité, de solidarité et de lucidité dont ils ont su être capables hier.
    Le rajeunissement nécessaire des élites, les nouvelles formes que prennent leurs luttes, l’extension du champ de leurs revendications, qui secoue le vieux fonds classique des combats de leurs aînés, ne doit pas servir à l’odieux dessein de couper les générations en tranches jetables. Le combat pour l’indépendance nationale et le combat pour la démocratie sont indissociables. Ceux qui ont cru que l’une pouvait faire l’économie de l’autre ont fait la preuve de leur échec.
    C’est la part confisquée de démocratie, de liberté, de souveraineté, de citoyenneté, de justice et d’égalité devant la loi dans la construction d’un véritable Etat de droit qui a troublé les lendemains des indépendances.
    Et c’est cette part de liberté confisquée qui revient périodiquement, portée par de nouvelles générations, pour affirmer, haut et fort, que sans liberté des individus et des peuples il n’ya ni indépendance ni souveraineté nationale, ni développement économique, politique et social. Il est indéniable que les contradictions se gèrent par la construction d’un rapport de force politique, basé sur les discussions, la négociation pacifique, l’arbitrage, et non réductible par la manipulation, la ruse et la violence.”
    C’était Hocine Ait Ahmed qui le disait en 2011

    • Samy
      13 octobre 2021 11:40

      @Mellah hocine 11 octobre 2021 17:29,entièrement d’accord avec vous sauf en ce qui concerne le marabout de Lausanne.Ce dernier à mon avis n’a rien fait de bon car il a soutenu les islamistes à une certaine époque et a même mis la “kippa” de djaballah à Saint Egedio.Il a toujours été à côté de la plaque notamment en créant des maquis en Kabylie en 1963 tombant dans le piège de ceux qui voulaient marginaliser la Kabylie ces vautours qui souvent n’ont pas tiré une seule balle contre le colonisateur de l’époque mais qui cassaient du Kabyle par “taghenant” et ça continue avec les adeptes du sinistre sergent garcia.

Envoyer un commentaire

0Shares