DIA | Une partie de la classe politique réagit aux propos d’Emmanuel Macron sur le colonialisme
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Une partie de la classe politique réagit aux propos d’Emmanuel Macron sur le colonialisme

DIA-17 février 2017: Violemment critiqués en France par une partie de la classe politique, notamment par les candidats de la droite et de l’extrême-droite à l’élection présidentielle d’avril prochain, les propos d’Emmanuel Macron, ex-ministre des Finances et président du mouvement  « En marche ! », n’ont suscité, parmi le personnel politique national, que des réactions pondérées. Comme l’attestent les déclarations qu’ont faites à DIA les responsables de certaines formations politiques :

Meriem Saïdani, membre du Conseil politique de Jil Jadid : « C’est quelqu’un de la nouvelle génération. Il n’a pas vécu et connu les affres de la guerre d’Algérie et ses traumatismes. Il semble tourné vers l’avenir. De ce point de vue, c’est positif. Mais il a parlé de traumatismes des deux côtés. Sauf que cela ne peut pas être la même chose. Nous, nous avons subi, entre autres, les enfumades et les essais nucléaires. Il ne suffit pas de parler de crimes contre l’humanité. C’est un pas qu’il faut consolider par des actes plus concrets… »

– Ramdane Taazibt, membre de la direction nationale du PT : « Il faut replacer les déclarations d’Emmanuel Macron dans leur contexte ; celui d’une campagne électorale pour des Présidentielles dont il est l’un des candidats. Il est clair qu’il veut capter les voix des Français d’origine algérienne. Ceci dit, au PT on n’est nullement intéressé que la France reconnaisse ou pas les cruautés du système colonial. Il y a suffisamment de faits qui l’établissent. Sauf que nous disons qu’il n’y a pas de responsabilité collective : Macron n’est pas responsable des crimes du colonialisme français. Pour le PT, c’est l’utilisation politicienne de  l’histoire qui pose problème. L’Histoire doit écrite par les historiens. Et les Français doivent définitivement apprendre à traiter d’égal à égal avec les Algériens… »

– Kamel Mida (membre du BP de TAJ) : « C’est positif surtout qu’une telle position est en train de faire son chemin dans la classe politique française. C’est un autre pas en avant dans la bonne direction après les déclarations faites par François Hollande en décembre 2012. Les peuples se pardonnent mais les institutions françaises doivent reconnaître les crimes du colonialisme en Algérie et procéder au dédommagement de leurs victimes. Il y a seulement quelques jours, nous venons de célébrer le douloureux anniversaire des tragiques et criminels essais nucléaires de Reggane… »

Mourad Bendris        

 

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