Le Top 10 des livres les plus vendus au SILA 2018 - DIA
37514
single,single-post,postid-37514,single-format-standard,qode-listing-1.0.1,qode-news-1.0,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,transparent_content,qode-theme-ver-12.0.1,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-4.12.1,vc_responsive
DIA-Livres algerie SILA 2018

Le Top 10 des livres les plus vendus au SILA 2018

DIA-10 novembre 2018: C’est connu, l’Algérie ne possède pas un marché commercial du livre et le SILA est une occasion inespérée pour un éditeur afin de connaitre l’audience de son auteur.  Il y a néanmoins quelques auteurs connus qui demeurent bancables.  C’est le cas de Yasmina Khadra et Kamel Daoud. Les deux auteurs ont été indéniablement les stars du SILA, en écoulant lors de leurs vente-dédicaces des centaines de livres. Le meilleur Best Seller algérien reste sans conteste Yasmina Khadra. L’auteur qui est traduit en 40 langues, reste encore en pole position des ventes au Salon du livre. Kamel Daoud qui participe cette année au SILA, a réussi à capter l’intérêt du public et à éviter les polémiques. Sa vente-dédicace au stand des éditions Barzakh pour son dernier essai « Le peintre dévorant la femme » a été un succès mais n’a pas réussi à détrôner le raz-de-marée de Yasmina Khadra et son dernier livre Khalil. L’auteur avait pourtant commencé ses vente-dédicaces avant le salon remportant un vaste succès.  En troisième position la diva de la plume algérienne, Ahlem Mosteghanemi, qui malgré son absence du salon du livre a réussi à vendre beaucoup d’exemplaires de son dernier livre paru au Liban. Lors de sa dernière visite, Ahlem Mosteghanemi qui reste une star au Moyen-Orient et qui totalise plus de 10 millions de followers sur Facebook garde intacte sa grammaire érotique. Une broderie qui met le feu à la génération de lecteurs arabophones, devenue plus nombreuse que le lectorat francophone. L’inexprimable Rachid Boudjedra a bien marqué sa présence au 23e Salon international du livre d’Alger (SILA), qui se déroule au Palais des expositions des Pins maritimes (Safex) et qui se clôturera aujourd’hui le 10 novembre, avec deux nouveaux ouvrages parus aux éditions Frantz Fanon, « Les fornicateurs de l’Histoire » (en arabe) et « Chroniques d’un monde introuvable » (en français). Polémiste déclaré dans « Les fornicateurs de l’Histoire », Rachid Boudjedra rappelle que Kamel Daoud était un islamiste « qui épousait les thèses radicales ». Une polémique qui a servi l’auteur dans ses ventes et dans sa conférence puisqu’il a bénéficié d’une médiatisation dans la presse, notamment arabophone. 

Dans le top 10 des meilleures ventes on retiendra aussi le passage d’Amin Zaoui, qui est arrivé en retard au SILA car il était aux Emirats Arabes Unis au salon du livre d’AL Sharika. L’auteur de « La boite noire de l’Islam » garde intacte son audience et sa place dans le paysage littéraire algérien. 
Même constat également pour  Waciny Laredj, qui, malgré qu’il n’ait pas présenté à Alger son dernier tome du « livre sur l’Emir », demeure l’un des auteurs locaux  les plus lus en Algérie.   
Aux éditions Chihab, Ahmed Bedjaoui, reste également l’une des valeurs sûres de l’éditeur de Bab El Oued. Il a écoulé 100 exemplaires en une heure de son livre «Le cinéma à son âge d’or, cinquante ans d’écriture au service du septième art», ce qui obligea les éditions Chihab, à organiser une dernière vente dédicace de son livre le dernier jour du SILA.     
Bedjaoui a également accompagné durant ce salon le cinéaste franco-grec Costa Gavras qui est venu dédicacer ses mémoires, « Va où il est impossible d’aller » (parues dernièrement aux éditions Le Seuil à Paris). La vente du livre a été un succès malgré son prix exorbitant:  2850 DA. 
Les éditions Chihab auraient pu faire plus de ventes avec la sortie du « Recueil des mémoires du général Khaled Nezzar », si ce dernier était venu au SILA pour la vente-dédicace. Il est l’un des rares livres politiques du Salon, très commenté dans la presse et surtout très attendu en raison des révélations qu’il recèle.  
Il faut dire que certains éditeurs auraient pu exploser dans les ventes si les auteurs avaient bénéficié du même traitement de l’information et de la publicité. C’est le cas de l’ouvrage des éditions Koukou  « Les derniers jours de Muhammad, enquête sur la mort mystérieuse du Prophète» de l’universitaire tunisienne Hela OUARDI qui a pu faire sa vente-dédicace ce jeudi, en présence d’une foule nombreuse. Elle est la seule auteure étrangère à paraître dans le TOP 10 des meilleures ventes du SILA. 
Même constat également pour l’un des livres intéressants mais ignoré par la presse : « Les Algériens, le rire et la politique» qui rassemble la majorité des blagues des présidents algériens de 1964 à nos jours. Dans ce conglomérat de feuilles, certains jeunes auteurs comme la journaliste de l’Entv Karima Abbad et son livre « L’information sécuritaire en Algérie » paru aux éditions Enag et « Ceinture noire, coeur blanc » sur le parcours de Salima Souakri, rédigé par Djaoudet Gassouma (aux Editions Al bayazin) ont eu un succès notable auprès du public nombreux venu au SILA, notamment avec la présence de la judokate la plus célèbre en Algérie. L’ancien joueur de l’équipe du FLN et ex sélectionneur de l’Equipe Nationale Hamid Zouba a également réalisé une bonne vente de ses mémoires aux éditions Anep, selon Assia Baz la responsable des éditions de l’opérateur public. D’autres auteurs sont restés fidèles et présents dans ce SILA,  « 1994 » de Adlene Meddi paru aux éditions Berzakh qui a confirmé son succès et Mohamed Balhi avec son dernier livre « Dey Hussein, le dernier souverain d’Alger »  aux éditions Anep. Ce dernier a réussi à capter l’intérêt du public toujours avide d’histoire sur le  passé presque inconnu.    
Devant l’absence des chiffres réels des ventes, on remarque que le roman francophone l’emporte largement devant le roman arabophone, même si dans l’ensemble, les ventes de livres en arabe (Livres religieux et scolaires) sont toujours plus importantes à chaque SILA. Ce samedi sera une bonne occasion pour certains auteurs de vendre encore des livres et pour les éditeurs de faire le bilan d’une rentrée littéraire toujours ouverte.
Salim AGGAR    
 
Top 10  
1-  « Khalil »de Yasmina Khadra (en français Editions Casbah) 
2-  « Le peintre dévorant la femme »de Kamel Daoud (en français, éditions Barzakh) 
3-  « Chahiyan kafiraq  » de Ahlam Mostaganemi (en arabe, Edition libanaise Hachette Antoine) 
4-  « Les fornicateurs de l’Histoire » de Rachid Boudjedra (en arabe, Editions Frantz Fanon)
5-  « La boite noire de l’Islam » d’Amin Zaoui (En français éditions Tafat)  
6-  « Recueil des mémoires du général Khaled Nezzar » (En français, éditions Chihab) 
7-  « Dey Hussein, le dernier souverain d’Alger » de Mohamed Balhi (En français, éditions Anep)
8-  « Le livre sur l’Emir » de Waciny Laaredj (En français, éditions Actesud)  
9 – « Le cinéma à son âge d’or » de Ahmed Bedjaoui (En français, éditions Chiheb)
10-« Les derniers jours de Muhammad » de Hela OUARDI  (En français, éditions Koukou)