DIA | Les 10 personnalités qui ont marqué l’actualité médiatique en 2020
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Les 10 personnalités qui ont marqué l’actualité médiatique en 2020

DIA-01 janvier 2020: Comme chaque année des personnalités algériennes font l’actualité des médias. Nous avons choisi de sélectionner une dizaine des personnalités les plus en vue sur la scène politique et médiatique durant l’année 2020. Bien sûr la majorité de ces personnalités  étaient liées à des affaires de justice, durant une année marquée par l’opération mains propres  contre la corruption. Dans cette liste, certains sont sortis de prison alors  que d’autres purgent leurs peines.  Dossier réalisé par Amir Hani 

Khaled Drareni : Le journaliste détenu à la prison de Koléa est devenu le symbole du combat pour la liberté d’expression en Algérie. Créateur du site Casbah Tribune, Correspondant en Algérie de la chaîne francophone TV5 Monde et de l’ONG Reporters sans frontières (RSF), Khaled Drareni a été condamné en septembre à deux ans de prison ferme pour «incitation à attroupement non armé» et «atteinte à l’unité nationale». Il avait couvert le mouvement de contestation populaire Hirak, notamment via ses comptes sur les réseaux sociaux. Il y a quelques jours il a réussi à faire sortir une lettre dans laquelle il exprimait ses remerciements à ses soutiens.

Rachid Nekkaz : Militant et personnalité politique controversée, Rachid Nekkaz est l’objet de plusieurs polémiques en France et en Algérie. Il renonce à sa nationalité française pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle algérienne de 2014, lors de laquelle il n’est finalement pas retenu faute de dossier complet. De nouveau candidat à l’élection présidentielle algérienne d’avril 2019, il est frappé d’inéligibilité. À la fin de l’année, après avoir notamment appelé à tirer sur les députés qui voteraient la loi sur les hydrocarbures, il est placé en détention provisoire. De l’intérieur de sa prison à Koléa, il s’est proposé à enseigner l’anglais à ses codétenus et surtout à financer l’amélioration des conditions des détenus   

Ahmed Ouyahia : Considéré comme le plus prolifique Haut fonctionnaire de l’Etat algérien, il est quatre fois chef du gouvernement entre 1995 et 2019, ministre de la Justice de 1999 à 2002, directeur de cabinet du président de la République de 2014 à 2017. Il est la seule personnalité à avoir été à la tête du gouvernement plus d’une fois et détient le record de durée à cette fonction. Il a été par ailleurs secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) entre 1999 et 2019. Arrêté dans la foulée des affaires de corruption, il est condamné à un total de 45 ans d’emprisonnement ferme. Son image à l’enterrement de son frère et avocat, menottes aux mains et entouré par une vingtaine de gendarmes a marqué les algériens et signé la chute d’un homme de l’Etat.

Karim Tabbou : Figure du Hirak et le porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS) parti non agréé  Karim Tabbou est plusieurs fois arrêté et incarcéré en 2019. Il est libéré sous condition le 2 juillet. Son second procès — reporté plusieurs fois — a lieu le 30 novembre 2020. Il est finalement condamné à 1 an de prison avec sursis ; l’accusation d’« atteinte à l’image de l’armée » n’est plus retenue, les faits reprochés étant requalifiés en « incitation à la violence ». L’ancien premier secrétaire d’Ait Ahmed, est revenu dans les médias pour se replacer sur la scène politique.

Louisa Hanoune : La plus ancienne femme politique algérienne et ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2004 à 2014, avait été  condamnée à 15 ans de prison en première instance, pour « atteinte à l’autorité militaire » et « complot contre l’autorité de l’État ». Au début de l’année 2020, après que sa peine eut été réduite en appel, elle est libérée. Fidèle soutien du général Toufik, elle intervient rarement sur la scène politique, elle qui organisait chaque vendredi une conférence de presse.

Khaled Nezzar : Ancien chef d’État-major de l’Armée nationale populaire de 1988 à 1990 puis ministre de la Défense nationale entre 1990 et 1993. Khaled Nezzar actuellement à la retraite, suscite à la fois crainte et haine. Le 6 août 2019, le tribunal militaire de Blida a émis des mandats d’arrêt internationaux contre lui, son fils Lotfi et Farid Benhamdine, homme d’affaires proche de lui. Ils sont accusés de complot et d’atteinte à l’ordre public.  Lors de son procès le 23 septembre, le tribunal militaire de Blida a prononcé une peine de 20 ans de prison à leur encontre. Mais contre toute attente le 11 décembre, il rentre en Algérie et rejoint son domicile sans être arrêté.  

Général de corps d’armée Mohamed Mediene alias Toufik (Ex patron du DRS) : Il était il y a quelques années le puissant chef du DRS. Il créa et dirigea le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) de 1990 à 2015. Il est le haut-gradé algérien qui est resté le plus longtemps à son poste et ayant exercé sa fonction sous cinq présidents. Il est officiellement démis de ses fonctions par la présidence de la République le 13 septembre 2015 et remplacé par le général Athmane Tartag. Il est arrêté le 4 mai 2019 et condamné à 15 ans de prison par le tribunal militaire de Blida en septembre de la même année. Il y a quelques jours son avocat, Farouk Ksentini révéla que le général de corps d’armée Toufik était hors de la prison depuis plus de trois mois et qu’il est soigné dans une clinique militaire externe à Bouchaoui.

Karim Younès : L’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN) de juin 2002 à juin 2004, sous Benflis, a mis 15 ans pour revenir sur la scène politique.  Suite aux manifestations du Hirak de 2019, il intègre et dirige le Forum civil pour le changement composé d’un panel de treize personnalités, pour un dialogue avec le pouvoir.  Après l’élection de Tebboune à la présidence, le 17 février 2020, il est nommé médiateur de la République, assurant ainsi une « fonction de médiation et de recours pour les citoyens en matière de respect des droits et libertés par les administrations, les institutions de l’État, les Collectivités locales, les Etablissements publics et toute instance assurant le Service public »

Ali Haddad : Il était  l’homme d’affaires le plus influent du pays. Il y a deux ans il était classé par Forbes dans le top 5 des personnalités les plus riches d’Algérie. En mars 2019, suite aux manifestations du Hirak, il est interdit de sortie du territoire algérien, il démissionne de la présidence du FCE le 28 mars. Le 3 avril, au lendemain de la démission de Bouteflika, Ali Haddad tente de quitter le territoire national via la Tunisie, il est arrêté et placé sous mandat de dépôt par le tribunal de Bir Mourad Raïs à la prison d’El-Harrach jusqu’à son procès. Le 17 juin, il est condamné à six mois de prison ferme pour « faux ». Il est ensuite rattrapé par les affaires de corruption et le 10 décembre, il est condamné à sept ans de prison pour l’affaire du financement de la campagne présidentielle de Bouteflika, peine ramenée à quatre ans en appel. Le 1er juillet 2020, Ali Haddad est condamné à 18 ans de prison ferme et une amende de 8 millions de dinars algériens pour corruption. Le tribunal de Sidi M’Hamed a ordonné la confiscation de tous ses biens en Algérie et à l’étranger dont sa société ETRHB Haddad, ses comptes en banques et ses immeubles.  Quelques mois après, cette décision a été annulée. Ali Haddad recruta un bureau de lobbying américain pour 10 millions de dollars, pour intervenir pour sa libération.  L’homme d’affaires le plus proche du clan Bouteflika, chute emportant avec lui  son empire médiatique : télévision et journaux. Son empire du BTP a été maintenu en vie avec un administrateur.

Issad Rebrab : Il est considéré comme l’homme d’affaires le plus puissant en Algérie. Le patron du groupe Cevital, a été évalué par Forbes comme le deuxième homme le plus riche du monde arabe, après l’égyptien Ounsi Sawiris.  Considéré comme un opposant au clan Bouteflika et ses hommes d’affaires, Rebrab n’a pas été épargné par la vague anti-corruption.  Arrêté et placé en détention provisoire le 22 avril 2019, il est condamné à 18 mois de prison dont 6 mois fermes pour infractions bancaires, douanières et fiscales. Après 8 mois de détention, il est libéré le 1er janvier 2020. Depuis Rebrab s’est tenu loin de la sphère politique. Récemment le magazine Forbes a estimé sa fortune à plus de 7 milliards de dollars. Une estimation démentie par le groupe Cevital qui a expliqué que la situation sanitaire a impacté sur les actifs de l’entreprise et que par conséquent l’estimation de Forbes est fausse.

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